Comment lutter contre le capnode du pêcher (Capnodis tenebrionis) ?

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En arboriculture fruitière, le capnode du pêcher (Capnodis tenebrionis) est redouté à juste titre : ce ravageur majeur des arbres fruitiers à noyau s’attaque au système racinaire. Abricotiers, pêchers, pruniers ou cerisiers peuvent décliner rapidement, souvent sans symptômes visibles au départ, jusqu’à provoquer des pertes économiques importantes. Comment identifier ses dégâts ? Et quelles mesures de lutte adopter ? Nos conseils et solutions.

Description du capnode du pêcher

Lecapnode du pêcher (Capnodis tenebrionis) est un coléoptère de la famille des Buprestidae. Le terme « capnode » provient du grec ancien kapnốdês. Il signifie « de couleur fumeuse, sombre », une appellation directement liée à l’aspect général de l’insecte adulte, dont la teinte gris-noir lui permet de se confondre facilement avec le sol et les écorces.

Le capnode adulte est reconnaissable à sa silhouette massive et à la dureté de ses élytres. Sa coloration sombre, parfois nuancée de reflets gris cendré, lui confère une grande discrétion au sol comme sur les troncs. On observe notamment :

  • une taille comprise entre 15 et 25 mm,
  • une différence marquée entre les sexes, les femelles étant plus grandes que les mâles,
  • une population adulte composée majoritairement de femelles, à hauteur d’environ 90 %.

Cette forte proportion de femelles explique en partie le potentiel de colonisation rapide observé dans certaines parcelles.

Les larves de capnode sont de couleur blanche, dépourvues de pattes apparentes, avec des mandibules noires puissantes adaptées au forage des tissus ligneux. En fin de développement, elles peuvent atteindre jusqu’à 6,5 cm de longueur.

Quelles sont les plantes hôtes ?

Le capnode du pêcher s’attaque en priorité aux arbres fruitiers à noyau, avec une affinité marquée pour certaines espèces cultivées en vergers.Les hôtes les plus fréquemment concernés sont :

  • le pêcher,
  • le prunier,
  • l’abricotier,
  • l’amandier.

Au-delà de ces espèces, l’ensemble des arbres fruitiers à noyau peut servir de plante hôte, ce qui élargit fortement le spectre de risque en arboriculture fruitière.

Les jeunes arbres, dont le système racinaire est encore peu développé, se montrent particulièrement vulnérables.  Les arbres affaiblis ou soumis à un stress, notamment hydrique, présentent aussi une sensibilité accrue, les larves profitant de cette fragilité pour s’installer durablement.

Biostimulants
Lutte biologique

Quels sont les facteurs qui favorisent les infestations ?

Plusieurs paramètres environnementaux et agronomiques créent un contexte favorable au développement du capnode dans les vergers :

  • les années de sécheresse,
  • le stress hydrique prolongé des arbres,
  • une faiblesse physiologique des vergers, liée à l’âge, à la structure du sol ou à des déséquilibres nutritifs.

Quels sont les dégâts causés par le capnode du pêcher ?

Le capnode se distingue par la diversité des organes qu’il peut affecter au cours de son cycle. Selon le stade de développement, les attaques concernent les racines, le collet, le tronc, les branches, les bourgeons, les feuilles, les fleurs et les fruits.

Les adultes provoquent des dégâts principalement aériens, visibles sur le feuillage et les jeunes rameaux. On observe notamment :

  • la consommation partielle des feuilles,
  • la présence de pétioles dépourvus de limbe,
  • la chute au sol de feuilles encore vertes,
  • le rongement de l’écorce des jeunes rameaux.

Les larves représentent le stade le plus dommageable. En s’attaquant aux parties souterraines, elles compromettent directement la survie de l’arbre. Leurs actions entraînent :

  • des attaques profondes des racines et du collet,
  • le sectionnement des vaisseaux conducteurs de sève,
  • une perturbation de l’alimentation hydrique et nutritive,
  • un dépérissement progressif, souvent irréversible,
  • un risque élevé de mortalité, surtout chez les jeunes arbres.

Cycle de vie de Capnodis tenebrionis

Le capnode du pêcher présente un cycle long, s’étalant sur plusieurs années. Les générations sont chevauchantes, plusieurs stades larvaires peuvent cohabiter simultanément sur un même arbre, rendant la dynamique de population complexe.

Les adultes émergent principalement au printemps. Leur activité se concentre ensuite au printemps et en été, périodes durant lesquelles ils se déplacent, s’alimentent et se reproduisent.

La durée de vie des femelles varie fortement selon leur période d’émergence :

  • les femelles émergentes en mai vivent généralement 2 à 4 mois,
  • celles apparaissant en juillet-août peuvent survivre jusqu’à 15 mois.

Elles disposent d’une capacité d’hibernation dans le verger ou à proximité immédiate, ce qui permet une ponte au printemps suivant.

Chaque femelle pond en moyenne environ 100 œufs. La ponte s’effectue au collet de l’arbre ou directement sur le sol, dans une zone située dans un rayon d’environ 60 cm autour du tronc.  L’incubation des œufs dure de 10 à 20 jours, selon les conditions de température.

Après l’éclosion, les jeunes larves pénètrent rapidement dans le sol. Elles ciblent les racines situées entre 10 et 25 cm de profondeur, où elles entament leur développement en se nourrissant des tissus ligneux.

En fin de croissance, la larve remonte vers le collet de l’arbre et creuse une loge d’environ 3 cm.  La nymphose dure environ un mois, à l’issue duquel un nouvel adulte est formé, prêt à émerger lorsque les conditions deviennent favorables.

Nous développons des solutions naturelles qui permettent de lutter contre cet insecte xylophage.

En barrière physique :

Pour une application sur l’ensemble de l’arbre fruitier dès le printemps/été.
Application tous les 21 jours si nécessaire.

Dose d’emploi :
CHITOPROTECT 1.5L + 3Kg BENTOBIO /300L d’eau/ hectare
CHITOPROTECT 2L + 4 à 6 kg BENTOBIO / 800L d’eau / hectare

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements sur le protocole à appliquer contre ce ravageur.

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