L’hoplocampe du poirier (Hoplocampa brevis) est insecte hyménoptère dont la larve s’attaque aux jeunes fruits, provoquant leur chute prématurée et laissant parfois les arbres presque vides avant même la fin de la floraison. Pour les arboriculteurs, cette menace n’est pas anodine : elle exige une observation rigoureuse et une approche raisonnée, alliant prévention, suivi et solutions adaptées au verger.
Identification et comportement de Hoplocampa brevis
L’hoplocampe du poirier (Hoplocampa brevis) est un petit hyménoptère. Contrairement à son proche cousin qui s’attaque au pommier, cette espèce se limite exclusivement au poirier. L’adulte mesure entre 4 et 7 millimètres de long. Son corps est jaune rougeâtre à noir, avec la face ventrale brun jaunâtre, des pattes jaunes et des ailes hyalines, fines et transparentes. Son vol s’observe au moment de la floraison, entre fin mars et début avril, selon les conditions climatiques. Durant cette période, les adultes se nourrissent de pollen et accomplissent leur cycle de reproduction.
Leur activité est brève : le vol ne dure qu’une à trois semaines. C’est dans cet intervalle que la femelle, dotée d’une tarière, incise les boutons floraux encore fermés pour y déposer ses œufs. Ces derniers, minuscules (à peine un millimètre), restent dissimulés sous l’épiderme du calice. Dix à treize jours plus tard, les larves émergent, souvent avant même que les fleurs ne soient complètement ouvertes.
La larve mesure 8 à 15 millimètres selon son stade de développement. Elle présente une teinte blanc jaunâtre à jaune grisâtre, avec une tête brun rougeâtre bien marquée. Elle est légèrement recourbée, à l’aspect mou et segmenté. C
Leur activité est brève : le vol ne dure qu’une à trois semaines. C’est dans cet intervalle que la femelle, dotée d’une tarière, incise les boutons floraux encore fermés pour y déposer ses œufs. Ces derniers, minuscules (à peine un millimètre), restent dissimulés sous l’épiderme du calice. Dix à treize jours plus tard, les larves émergent, souvent avant même que les fleurs ne soient complètement ouvertes.
Quels sont les dégâts de l’hoplocampe du poirier sur les fruits ?
Les jeunes larves débutent leur activité en creusant une galerie sous la surface du fruit, juste à la base des sépales. Cette zone se flétrit rapidement, signe précoce de l’attaque. Ensuite, la larve progresse vers le cœur du fruit, où elle s’attaque aux pépins — une étape décisive, car les dommages sont alors irréversibles. On parle ici d’attaque primaire.
Après avoir quitté le premier fruit, la larve peut migrer vers un second, voire exceptionnellement un troisième, provoquant une série d’attaques secondaires. Ce comportement accentue la dispersion du ravageur dans le verger.
Les symptômes sont assez caractéristiques :
- Présence de galeries internes et de rejets d’excréments humides visibles sur les jeunes poires.
- Fruits déformés ou percés à leur base, souvent marqués d’une petite tache noirâtre.
- Chute prématurée des poires, parfois en grand nombre avant la nouaison.
À la fin de son développement (environ trois semaines après l’éclosion), la larve se laisse tomber au sol et s’enfouit à quelques centimètres de profondeur. Elle y fabrique un cocon soyeux et entre en diapause jusqu’au printemps suivant. Ce stade souterrain rend la lutte plus complexe, car la larve est alors protégée de la plupart des interventions directes.
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Comment le surveiller et le détecter ?
La clé d’une gestion efficace réside dans la surveillance. Avant toute intervention, il faut déterminer le moment précis du vol des adultes. Celui-ci conditionne la période de ponte et donc l’émergence des futures larves.
Le suivi repose principalement sur le piégeage. Les pièges utilisés sont des plaques engluées blanches, disposés à hauteur de floraison dans la frondaison. Ces dispositifs attirent les adultes en vol et permettent d’estimer la densité de population.
Un piégeage précoce, avant l’éclatement des bourgeons floraux, aide à :
- repérer le début du vol et évaluer son intensité,
- définir le seuil d’intervention,
- synchroniser les mesures de lutte avec la période la plus vulnérable du ravageur.
L’observation directe complète utilement le piégeage. Les jardiniers et arboriculteurs peuvent inspecter les boutons floraux au stade G : la présence d’incisions au niveau du calice indique souvent une ponte récente.
Quelles meesures culturales et prophylactiques contre l’hoplocampe du poirier ?
La lutte contre l’hoplocampe du poirier passe avant tout par une prévention raisonnée. L’objectif est de réduire les populations sans perturber l’équilibre biologique du verger.
Parmi les gestes les plus efficaces :
- Ramasser et détruire les fruits tombés prématurément, souvent porteurs de larves encore actives.
- Travailler légèrement le sol à la fin de l’hiver pour perturber les cocons en diapause, en évitant toutefois les périodes trop humides.
- Entretenir les sols vivants, riches en faune auxiliaire, qui favorisent les prédateurs naturels des larves et des adultes.
- Tailler de manière raisonnée, en évitant les coupes excessives qui déstructurent l’arbre et le rendent plus vulnérable.
Solutions de lutte Agrobiotop contre l’hoplocampe du poirier
Nous développons des solutions naturelles qui permettent de lutter contre ce ravageur des poiriers. Contre l’hoplocampe du poirier, nous vous conseillons :
- YAKAPRO (Application pulvérisation foliaire. Dose d’emploi 10 %. Perturbation coloration des fleurs blanches)
Mélange des solutions Agrobiotop :
- CHITOPROTECT (chitosan)
- BENTOBIO (Argile bentonite sodique)
En application foliaire au stade boutons verts.
Mélange : 300 litres d’eau / hectare. CHITOPROTRECT 1.5L+3Kg BENTOBIO/300Ld’eau/hectare
Ne bloque pas la photosynthèse des pommiers.
N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements sur le protocole à appliquer contre ce ravageur.
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