Comment lutter contre l’hoplocampe du pommier (Hoplocampa testudinea) ?

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Au printemps, lorsque les pommiers se parent de leurs premières fleurs, un petit insecte entre en scène : l’hoplocampe du pommier (Hoplocampa testudinea). Ce ravageur cause des dégâts importants sur les fruits en formation, laissant derrière lui des pommes déformées ou tombées prématurément. Pour les arboriculteurs, savoir détecter sa présence et adopter les bons gestes au bon moment est la clé pour préserver la récolte sans perturber l’équilibre du verger. Découvrez comment l’identifier et quelles solutions de lutte naturelle adopter.

Description de l’hoplocampe du pommier

L’hoplocampe du pommier (Hoplocampa testudinea) appartient à la famille des Tenthredinidae. Cet hyménoptère, à mi-chemin entre la mouche et la guêpe, passe facilement inaperçu dans le verger, surtout lors de son vol rapide autour des fleurs.

L’adulte mesure entre 5 et 7 millimètres. Son aspect évoque celui d’une petite guêpe :

  • La face ventrale est d’un brun jaunâtre, tandis que la face dorsale affiche un noir brillant.
  • La tête jaune contraste avec le reste du corps.
  • Les ailes hyalines, fines et transparentes, sont marquées de nervures brunes à noires et se replient horizontalement sur le dos lorsqu’il est au repos.

La larve de l’hoplocampe du pommier est une fausse chenille de 12 à 14 mm, au corps blanchâtre à vert jaunâtre, légèrement incurvé. Elle possède une petite tête brune, trois paires de pattes thoraciques et sept paires de fausses pattes abdominales

L’œuf, petit et translucide, mesure environ 1 millimètre.

Quels sont les dégâts de l’hoplocampe du pommier ?

C’est dès la floraison que l’hoplocampe du pommier s’invite dans le verger. Les femelles, attirées par la blancheur des fleurs, déposent leurs œufs sous les sépales. Dix à quatorze jours plus tard, les larves naissent et s’enfoncent rapidement dans les jeunes fruits. Leur appétit vorace laisse peu de chance aux pommes en formation : l’intérieur du fruit est creusé, puis la larve passe à un autre, causant une succession de blessures internes.

Une larve peut attaquer plusieurs fruits.

Les fruits attaqués présentent souvent un petit trou au niveau du calice, accompagné d’exudats sombres ou de déjections. Les pommiers peu chargés réagissent mal à ces attaques : la majorité des fruits infestés chutent avant même d’avoir grossi. Ceux qui restent montrent des cicatrices liégeuses visibles à la récolte, signe d’un passage ancien du ravageur.

Les variétés à floraison précoce sont particulièrement sensibles, car elles coïncident davantage avec le vol des adultes. Pour différencier une attaque d’hoplocampe d’un dégât de carpocapse, un indice simple : les symptômes apparaissent beaucoup plus tôt, avant la nouaison.

Biostimulants
Lutte biologique

Cycle de vie d’holocampa testudinea

L’hoplocampe du pommier ne produit qu’une génération par an. Après avoir dévasté plusieurs fruits, la larve se laisse tomber au sol avec les jeunes pommes atteintes. Elle s’y enfonce à quelques centimètres de profondeur pour tisser un cocon fait de particules de terre. Là, elle passe l’hiver, parfois même deux, avant de reprendre son activité au printemps suivant.

Ce comportement rend le ravageur difficile à contrôler : une partie de la population reste en dormance une année de plus, assurant une présence régulière dans le verger.

Comment détecter la présence des hoplocampes du pommier ?

L’un des meilleurs moyens de suivre la présence du ravageur est la pose de pièges englués blancs, installés dès le stade « boutons verts » . Leur couleur attire les adultes, surtout les femelles prêtes à pondre.

Quelques conseils pratiques :

  • Placez les pièges dans la partie moyenne des arbres, à l’abri du vent et de la pluie directe.
  • Contrôlez-les deux à trois fois par semaine pour noter les premières captures.

Le vol s’étale généralement sur deux à trois semaines, entre avril et mai. Il n’existe pas de seuil d’intervention strict, mais une forte activité combinée à des dégâts observés l’année précédente doit alerter. Dans ce cas, une action rapide après la floraison permet de limiter la ponte et la pénétration des larves dans les fruits.

Nous développons des solutions naturelles qui permettent de lutter contre ce ravageur des pommiers.
Nous vous recommandons :

  • YAKAPRO (Application pulvérisation foliaire. Dose d’emploi 10 %. Perturbation coloration des fleurs blanches)

Mélange des solutions Agrobiotop :

En application foliaire au stade boutons verts.
Mélange : 300 litres d’eau / hectare. CHITOPROTRECT 1.5L+3Kg BENTOBIO/300Ld’eau/hectare
Ne bloque pas la photosynthèse des pommiers.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements sur le protocole à appliquer contre ce ravageur.

Photo : Shutterstock

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