Maladies du palmier

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Les palmiers peuvent être touchés par différentes maladies fongiques, bactériennes ou virales, ainsi que par des agents responsables de pourritures racinaires et de dépérissements. Taches foliaires, jaunissement des palmes, dessèchement du feuillage, pourriture du stipe ou affaiblissement progressif sont autant de signes qui doivent conduire à rechercher précisément l’origine du problème, car plusieurs maladies peuvent provoquer des symptômes proches. Agrobiotop vous aide à identifier les différents problèmes rencontrés sur les palmiers et vous apporte ses solutions naturelles, forte de son expertise en agrobiologie.

Bayoud du palmier dattier

Le bayoud du palmier dattier est une fusariose vasculaire provoquée par le champignon Fusarium oxysporum f. sp. albedinis. L’infection entraîne une décoloration puis un dessèchement progressif des palmes, associés à un brunissement du rachis et des tissus vasculaires. Le champignon pénètre principalement par les racines avant de coloniser les vaisseaux conducteurs. À mesure que la maladie progresse, le palmier dépérit et sa production diminue jusqu’à sa mort.

Fusariose vasculaire du palmier des Canaries

La fusariose vasculaire du palmier des Canaries est causée par Fusarium oxysporum f. sp. canariensis et touche particulièrement Phoenix canariensis. L’un des symptômes les plus caractéristiques est la mort des folioles d’un seul côté d’une palme, tandis que l’autre partie peut rester verte dans un premier temps. Une strie rouge-brun apparaît également sur le pétiole et le rachis, avec un brunissement des tissus vasculaires internes. La maladie progresse généralement des feuilles les plus âgées vers la lance centrale.

Fusariose du palmier reine et du Washingtonia du Mexique

Cette fusariose est provoquée par Fusarium oxysporum f. sp. palmarum et affecte notamment le palmier reine ainsi que le Washingtonia du Mexique. Les palmes présentent une chlorose ou une nécrose souvent limitée à un côté de la feuille, accompagnée d’une strie rouge-brun sur le pétiole ou le rachis et d’un brunissement interne des tissus. Le dépérissement remonte rapidement dans la couronne et la lance centrale est généralement l’une des dernières parties du feuillage à mourir. L’évolution peut conduire à la mort du palmier en quelques mois.

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Pourriture basale du stipe du palmier à huile à Ganoderma

La pourriture basale du stipe du palmier à huile, ou Basal Stem Rot, est principalement associée au champignon Ganoderma boninense. La maladie provoque un jaunissement du feuillage, une perte de vigueur, un flétrissement puis un déclin progressif de la couronne. Les racines brunissent et se désagrègent sous l’effet de la colonisation du champignon, tandis que la base du stipe présente des lésions brunes et une pourriture blanche interne. Des fructifications de Ganoderma peuvent apparaître au niveau basal et la dégradation générale du palmier s’accompagne d’une baisse du rendement en régimes.

Pourriture du stipe (Thielaviopsis)

La pourriture du stipe est associée au champignon Thielaviopsis paradoxa, également connu sous le nom Ceratocystis paradoxa. La maladie provoque une pourriture sombre, molle ou fibreuse du stipe, parfois accompagnée d’écoulements brun-noir. Le feuillage peut conserver un aspect relativement normal pendant une partie de l’évolution de la maladie, ce qui rend l’atteinte interne difficile à repérer précocement. Lorsque les tissus du stipe sont fortement dégradés, la couronne peut se rompre ou s’effondrer brutalement.

Faux charbon du palmier ou tache foliaire

Le faux charbon du palmier, aussi appelé tache foliaire à Graphiola, est provoqué par le champignon Graphiola phoenicis. Il se manifeste principalement sur les feuilles âgées par de petites taches jaunes, brunes ou noires. Des sores noirs légèrement surélevés apparaissent ensuite à la surface des feuilles et peuvent produire des filaments ainsi que des spores. La maladie reste essentiellement foliaire et n’entraîne pas de symptômes caractéristiques sur le stipe, les racines ou les fruits.

Pourriture rose du palmier

La pourriture rose est causée par Nalanthamala vermoesenii, anciennement désigné sous le nom Gliocladium vermoeseni. Elle provoque le brunissement, le dépérissement puis l’affaissement des feuilles. Les gaines foliaires, les bases des feuilles et d’autres tissus tendres peuvent également pourrir. La présence de masses de spores de couleur rose saumon sur les parties atteintes constitue un signe évocateur de cette maladie.

Pourriture du bourgeon (Phytophthora)

La pourriture du bourgeon est notamment associée à l’oomycète Phytophthora palmivora. Les premières atteintes concernent généralement la lance et les feuilles les plus jeunes, qui se décolorent puis se nécrosent, tandis que les palmes plus âgées peuvent temporairement conserver un aspect sain. La lance centrale devient souvent facilement extractible lorsque les tissus du bourgeon sont fortement dégradés. La progression de l’infection entraîne une pourriture de la zone apicale et peut conduire à la destruction du point de croissance.

Jaunissement mortel des palmiers

Le jaunissement mortel est une maladie provoquée par le phytoplasme Candidatus Phytoplasma palmae, appartenant au groupe 16SrIV-A. Chez les palmiers atteints, les feuilles les plus âgées commencent à se décolorer avant que les symptômes ne progressent vers le haut de la couronne. Les inflorescences peuvent se nécroser et les fruits tomber prématurément ; chez le cocotier, un brunissement noirâtre peut apparaître sous le calice. L’évolution se termine par la mort de la lance centrale puis l’effondrement de la couronne.

Bronzing mortel des palmiers

Le bronzing mortel, anciennement appelé Texas Phoenix Palm Decline, est associé au phytoplasme Candidatus Phytoplasma aculeata du groupe 16SrIV-D. Les premières manifestations comprennent généralement une coloration rougeâtre à bronze des feuilles les plus âgées, qui progresse ensuite vers le sommet du palmier. La nécrose des inflorescences et la chute prématurée des fruits peuvent également être observées. Lorsque la maladie atteint son stade terminal, la lance meurt à son tour.

Maladie de l’anneau rouge

La maladie de l’anneau rouge est provoquée par le nématode Bursaphelenchus cocophilus. Les palmiers atteints produisent des feuilles plus petites ou déformées, tandis que le feuillage jaunit puis se nécrose et que la couronne décline progressivement. L’un des signes caractéristiques se trouve à l’intérieur du stipe : une coupe transversale peut révéler un anneau rouge à brun-rouge dans les tissus internes. Les racines peuvent également être colonisées et la production de fleurs et de fruits diminue progressivement avec le dépérissement du palmier.

Cadang-cadang du cocotier

Le cadang-cadang du cocotier est provoqué par le Coconut cadang-cadang viroid ou CCCVd, aujourd’hui désigné Cocadviroid cadangi. La maladie entraîne l’apparition de taches foliaires qui augmentent progressivement en nombre et peuvent finir par fusionner, puis une chlorose et une réduction de la couronne. Le palmier présente ensuite un rabougrissement et un déclin général. Le nombre d’inflorescences et de spathes diminue également, tout comme la production de noix, avant l’évolution vers un dépérissement terminal.

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