Maladies de l’olivier

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Quelles sont les principales maladies de l’olivier ? Comment reconnaître les dégâts et identifier les causes ? Agrobiotop vous liste ici les principales maladies de l’olivier ainsi que ses solutions pour y remédier naturellement et efficacement.

Œil de paon

L’œil de paon, aussi appelé cycloconium, est l’une des maladies les plus connues de l’olivier. Elle se repère d’abord sur les feuilles par de petites taches circulaires de 2 à 10 mm, brun noir, souvent entourées d’un halo jaune à orangé, surtout sur la face supérieure. Quand l’attaque progresse, la chute des feuilles s’accentue, l’arbre se dégarnit et son état général se dégrade, avec une pousse plus faible et une nouaison parfois réduite.

Cercosporiose

La cercosporiose, parfois appelée plomb de l’olivier, touche surtout les feuilles âgées, en particulier de l’automne au printemps. Sur la face supérieure, on observe une décoloration jaunâtre qui évolue peu à peu vers des zones nécrosées, souvent au bord du limbe ou à la pointe. Sur la face inférieure, un feutrage grisâtre peut apparaître, même s’il est parfois peu visible après la pluie, et l’ensemble finit souvent par provoquer une défoliation marquée en fin de printemps ou en été.

Verticilliose

La verticilliose est une maladie vasculaire d’origine tellurique causée par Verticillium dahliae. Elle se manifeste par le dessèchement de rameaux ou de charpentières entières, souvent sur des parties hautes ou vigoureuses de l’arbre, ce qui peut surprendre au premier regard. Sur de jeunes oliviers, l’évolution peut être très brutale jusqu’au dessèchement total, alors que sur des sujets plus âgés, le dépérissement peut rester partiel, avec des symptômes souvent très visibles à la fin de l’hiver ou au printemps.

Anthracnose de l’olivier

L’anthracnose de l’olivier est surtout associée aux fruits. Elle provoque des lésions qui évoluent vers une pourriture plus ou moins étendue, avec parfois des masses gélatineuses de spores visibles à la surface. Selon les conditions, les olives peuvent se momifier, tomber prématurément ou rester altérées sur l’arbre, et des atteintes sur fleurs ou sur feuilles sont également rapportées.

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Dalmaticose

La dalmaticose est une autre maladie des fruits, provoquée par Botryosphaeria dothidea, souvent signalée sous le nom de lèpre de l’olive dans un sens plus strict. Elle débute par une lésion circulaire avec une dépression au centre, puis l’olive noircit, se nécrose et finit fréquemment par chuter. Cette maladie est souvent favorisée par des blessures de l’épiderme, ce qui explique qu’elle soit régulièrement observée sur des fruits déjà fragilisés.

Bactériose de l’olivier

La bactériose de l’olivier, aussi appelée tuberculose ou chancre bactérien, est liée à Pseudomonas savastanoi. Elle se traduit par des excroissances brunes, dures, plus ou moins verruqueuses, sur les rameaux, parfois sur les charpentières ou le tronc. Ces galles perturbent la circulation de la sève, affaiblissent l’arbre et peuvent s’installer plus facilement après des blessures causées par la taille, la grêle ou le gel.

Dépérissement rapide et brûlures foliaires de type Xylella

Le dépérissement rapide associé à Xylella fastidiosa présente des symptômes qui peuvent faire penser à un stress hydrique. Les feuilles montrent des brûlures, des chloroses ou un jaunissement progressif, puis viennent la défoliation et le dessèchement de certains rameaux. L’arbre peut prendre un port plus tombant, sa croissance ralentit, les fruits restent petits et la production diminue.

Pourridié laineux

Le pourridié laineux, dû à Rosellinia necatrix, affecte les racines et le collet. Selon les cas, l’olivier peut dépérir lentement avec un feuillage rabougri, décoloré et une croissance réduite, ou au contraire flétrir brutalement jusqu’à mourir. En observant la base de l’arbre et le système racinaire, on peut mettre en évidence une pourriture accompagnée d’un mycélium blanc d’aspect laineux, souvent dans des foyers localisés de la parcelle.

Armillaire

L’armillaire (Armillaria mellea), ou pourridié à armillaires, atteint lui aussi les racines et le collet. Sous l’écorce, on peut retrouver un mycélium blanc en feuillets, auquel s’ajoutent parfois des rhizomorphes brun foncé à noirs très caractéristiques. Cette atteinte racinaire entraîne peu à peu un dessèchement de l’arbre, parfois sa mort, avec des zones de dépérissement en taches dans la plantation et, à l’automne, l’apparition possible de fructifications en touffes au pied des arbres.

Pourriture des racines et du collet à Phytophthora

Les pourritures liées à Phytophthora regroupent plusieurs oomycètes capables d’attaquer le système racinaire et le collet. On peut observer au début de la maladie une chlorose du feuillage, flétrissement, défoliation sévère et dépérissement de rameaux, avec une origine souterraine qui n’est pas toujours visible immédiatement. Quand la pourriture racinaire s’installe, l’olivier perd en vigueur de façon diffuse avant de montrer des symptômes plus nets.

Taches foliaires associées à Alternaria et Stemphylium

Des cas de taches foliaires ont également été associés à des genres comme Alternaria et Stemphylium. Les documents de signalement restent peu détaillés sur la forme exacte des lésions, mais l’idée principale est celle d’un feuillage marqué par des taches plus ou moins nécrotiques, dans un contexte de dépérissement ou d’affaiblissement. Ce type d’atteinte demande donc de rester prudent dans le diagnostic visuel seul.

Dépérissement associé à Rhizoctonia et Fusarium

Certains cas de dépérissement ont été liés à des diagnostics impliquant Rhizoctonia et Fusarium, deux genres souvent associés au sol et aux racines. Les symptômes sont remarqués sous la forme d’un affaiblissement ou d’un dépérissement de l’arbre. Cela traduit surtout des situations complexes, où la partie souterraine mérite une attention particulière.

Maladie à phytoplasme de type balai de sorcière

La maladie à phytoplasme de type balai de sorcière modifie nettement l’architecture de l’arbre. Les pousses deviennent déformées, les entre-nœuds se raccourcissent et l’on observe une prolifération de rameaux fins qui donne cet aspect très particulier de “balai”. Même si ce signalement reste plus limité que d’autres maladies de l’olivier, son expression morphologique est assez évocatrice.

Syndrome viral de fruit bosselé

Le syndrome viral dit de fruit bosselé a été associé au Strawberry latent ringspot virus ou SLRSV. Il concerne surtout l’aspect des olives, qui peuvent présenter des déformations ou un relief anormal selon les cultivars touchés.

Syndrome viral de bandes sur nervures

Le syndrome de vein banding, associé au TMV, se traduit par des bandes visibles le long des nervures. Le feuillage prend alors un aspect marqué par des dessins ou zonations inhabituelles.

Troubles nutritionnels de l’olivier

Certaines carences minérales peuvent provoquer chez l’olivier des symptômes proches de ceux observés lors d’attaques parasitaires ou de maladies, avec un affaiblissement visible du feuillage, de la croissance et parfois du système racinaire. La localisation des symptômes sur les feuilles jeunes ou âgées, ainsi que leur forme, permet déjà d’orienter le diagnostic.

  • Carence en potassium : elle apparaît d’abord sur les feuilles âgées, avec une chlorose qui débute sur les bords puis progresse vers le centre, avant de se transformer en nécroses sur les marges et les pointes.
  • Chlorose ferrique : elle touche surtout les jeunes feuilles, dont le limbe jaunit fortement tandis que les nervures restent bien vertes, avec un contraste parfois très marqué jusqu’au blanchiment.
  • Carence en bore : elle se traduit par de jeunes feuilles petites, épaisses et rabougries, avec, dans les cas plus avancés, une atteinte du méristème apical et un blocage de la croissance.
  • Carence en azote : elle commence généralement sur les feuilles âgées, qui jaunissent avant que la chlorose ne s’étende plus largement à l’arbre, dans un contexte de croissance ralentie et de moindre vigueur.

Photo : Shutterstock

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