Ravageurs de l’olivier

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L’olivier peut être fragilisé par plusieurs ravageurs capables d’attaquer les feuilles, les rameaux, les fleurs, les fruits ou même le bois. Selon les régions, le climat et le stade de développement de la culture, la pression parasitaire varie fortement et demande une observation attentive du verger. Comment bien identifier les dégâts ? Et quelles mesures adopter ? Agrobiotopt vous livre ses solutions naturelles.

Mouche de l’olive

La mouche de l’olive (Bactrocera oleae) reste l’un des ravageurs les plus surveillés sur cette culture, car elle s’attaque directement aux drupes. La femelle pond dans le fruit, puis la larve creuse une galerie dans la pulpe, ce qui se traduit par une piqûre de ponte, une altération interne et, à terme, un orifice de sortie. Sur fruits, on observe aussi des chutes et des dégradations secondaires liées à l’ouverture de la drupe.

Teigne de l’olivier

La teigne de l’olivier (Prays oleae) présente un profil particulier, car ses dégâts varient selon l’organe touché et la génération en cours. Les larves peuvent miner les feuilles, attaquer les fleurs au moment de la floraison, puis toucher les jeunes fruits, avec à la clé des chutes parfois marquées. 

Cochenille noire de l’olivier

La cochenille noire (Saissetia oleae), aussi appelée cochenille tortue, se reconnaît à sa forme très convexe et à sa teinte brun foncé à noire sur feuilles et rameaux. Les stades fixés et les femelles prélèvent la sève, ce qui affaiblit progressivement l’arbre lorsque les populations deviennent denses. Leur présence s’accompagne souvent de miellat, puis de fumagine, qui noircit les organes et gêne le fonctionnement du feuillage. Sa silhouette bombée aide à la distinguer d’autres insectes piqueurs-suceurs.

Psylle de l’olivier

Le psylle de l’olivier (Euphyllura olivina) est surtout remarqué au printemps sur les organes jeunes, où les larves produisent des sécrétions cireuses blanches d’aspect floconneux. Cette activité s’accompagne de miellat, de souillures et parfois d’un ralentissement de croissance ou de déformations sur les jeunes pousses et les inflorescences. Lorsque la pression monte, une fumagine peut aussi s’installer.

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Thrips de l’olivier

Les thrips de l’olivier (Liothrips oleae) sont de petits insectes allongés, souvent sombres, qui piquent les tissus tendres pour se nourrir. Le feuillage peut alors jaunir, se déformer ou se dessécher par plages, tandis que les bourgeons, inflorescences et jeunes fruits peuvent présenter des avortements ou des déformations.

Aleurode noir de l’olivier

L’aleurode noir de l’olivier (Aleurolobus olivinus) provoque surtout des dégâts sur feuilles. Les larves, fixées au limbe, ainsi que les adultes, prélèvent la sève et produisent du miellat, ce qui favorise l’apparition de fumagine. Les adultes ont l’aspect typique de petits insectes blancs poudreux, alors que les stades immatures restent plaqués sur la feuille. Cette combinaison entre insectes blancs volants et formes fixées sur le feuillage guide bien le diagnostic.

Petite mineuse des feuilles d’olivier

La petite mineuse des feuilles (Metriochroa latifoliella) agit à l’intérieur du limbe, où la larve creuse une mine plus ou moins visible. Les dégâts restent centrés sur le feuillage et leur intensité peut varier selon les parcelles et les années.

Pyrale du jasmin ou pyrale de l’olivier

La pyrale de l’olivier (Palpita vitrealis) est un papillon dont les chenilles verdâtres consomment les jeunes feuilles, les bourgeons et parfois les jeunes fruits. Les dégâts prennent la forme de morsures sur les tissus tendres, parfois associées à de petits fils de soie ou à des abris sommaires. Sur jeunes pousses, cette consommation peut devenir bien visible.

Neiroun

Le neiroun, ou scolyte de l’olivier (Phloeotribus scarabaeoides), est un petit coléoptère xylophage qui creuse des galeries sous l’écorce et dans le bois. Ses attaques se traduisent par de petits trous, de la vermoulure expulsée et un dessèchement progressif des rameaux ou des branches atteints. Il est souvent plus présent sur des arbres déjà affaiblis, ce qui accentue sa nuisance.

Hylésine de l’olivier

L’hylésine de l’olivier (Hylesinus oleiperda ou Hylesinus toranio selon les sources) provoque elle aussi des galeries dans les rameaux. Les parties touchées peuvent se dessécher puis casser, avec un signe souvent jugé caractéristique : une coloration rouge violacée assez nette associée à une écorce craquelée.

Otiorhynque de l’olivier

L’otiorhynque de l’olivier (Otiorhynchus cribricollis) est surtout repéré par les encoches très nettes qu’il laisse en bordure des feuilles. Les adultes, actifs surtout la nuit, rongent le feuillage en périphérie, donnant un aspect dentelé assez typique. Lorsque la présence est forte, ces morsures peuvent s’additionner et entraîner une défoliation partielle.

Cécidomyie des écorces de l’olivier

La cécidomyie des écorces (Resseliella oleisuga) agit sous l’écorce des rameaux, où ses larves provoquent des nécroses localisées. Le rameau atteint peut brunir, se dessécher partiellement, et les jeunes fruits portés par cette zone peuvent également se dessécher. 

Cécidomyie des olives

La cécidomyie des olives (Lasioptera berlesiana) est associée à des altérations sur fruits, avec taches, dégradations de la drupe et parfois chute. La larve, rouge-orangé, peut être retrouvée à la dissection. Son statut apparaît parfois plus nuancé selon le contexte biologique observé, mais sa présence sur olives altérées constitue un signal à prendre en compte dans le diagnostic.

Cécidomyie de l’olivier à galles foliaires

La cécidomyie des galles foliaires (Dasineura oleae) provoque des galles sur feuilles ou jeunes organes. Ces déformations fermées abritent les larves, ce qui permet de les différencier d’autres déformations ouvertes dues à des piqûres ou à un stress. L’impact varie selon les régions et la pression observée, mais la présence même de galles oriente déjà fortement le diagnostic.

Zeuzère

La zeuzère (Zeuzera pyrina) est un xylophage redouté sur jeunes plantations et arbres fragiles. Sa grosse larve jaune vif ponctuée de noir creuse des galeries dans les pousses, les branches ou le tronc, ce qui peut entraîner affaiblissement, casse ou mortalité sur les sujets jeunes. Les orifices accompagnés de sciure ou d’excréments sont des indices fréquents.

Cossus gâte-bois

Le cossus gâte-bois (Cossus cossus) est un autre ravageur du bois, capable de creuser des galeries profondes qui compromettent la solidité des branches ou du tronc. Ses larves, très grandes, s’installent durablement dans les tissus ligneux, avec un cycle long. Sur olivier, sa présence se traduit surtout par de la vermoulure et par une dégradation interne parfois avancée avant même que le symptôme externe ne devienne spectaculaire. La profondeur des galeries constitue un indice utile.

Cochenille du lierre ou du laurier-rose

La cochenille du lierre (Aspidiotus nerii) est une cochenille à bouclier qui peut coloniser feuilles, rameaux et fruits. Les infestations se traduisent par un affaiblissement général, des chutes de feuilles, un dessèchement partiel de rameaux et parfois des déformations sur fruits. Contrairement à la cochenille noire, elle se présente sous forme de petits boucliers plus plats et plus clairs.

Cochenille virgule

La cochenille virgule (Lepidosaphes ulmi) doit son nom à la forme brunâtre et allongée de son bouclier. Elle colonise rameaux, branches et parfois fruits, où elle forme des encroûtements pouvant provoquer fissuration, affaiblissement local et dépérissement si la colonisation devient dense.

Cochenille violette de l’olivier

La cochenille violette (Parlatoria oleae) appartient elle aussi au groupe des cochenilles à bouclier et peut toucher feuilles, fruits et rameaux. Elle entraîne des prélèvements de sève, un affaiblissement plus ou moins marqué et des effets variables selon l’intensité de l’infestation et le contexte de culture.

Micro-acarien ériophyide de l’olivier

Aceria oleae est un micro-acarien invisible à l’œil nu, ce qui rend son repérage plus délicat. Les dégâts peuvent concerner feuilles et fruits, avec une expression qui varie selon la variété, le climat et la conduite de la parcelle. 

Micro-acarien ériophyide des feuilles et fleurs

Oxycenus maxwelli appartient aussi aux Eriophyidae et affecte surtout les jeunes feuilles, les bourgeons et les fleurs. Les manifestations observées dépendent beaucoup des conditions locales et de la dynamique des pousses, ce qui complique parfois l’interprétation.

Photo : Shutterstock

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