La pomme de terre fait partie des cultures les plus suivies au champ, car elle réagit vite aux stress et aux contaminations. Quand le feuillage se tache, que les tiges noircissent ou que les tubercules se dégradent, les pertes peuvent aller bien au-delà du rendement et toucher aussi la qualité de conservation, la commercialisation et la régularité de la production. Pour bien gérer ces problèmes, il faut d’abord savoir reconnaître les grandes maladies, repérer leurs premiers signes et relier les symptômes aux conditions du terrain. Découvrez comment identifier ces maladies et les solutions naturelles adapter pour une lutte efficace.
- Mildiou de la pomme de terre
- Alternariose
- Rhizoctone brun
- Jambe noire / pourriture molle
- PVY (virus Y)
- PLRV (virus de l’enroulement)
- Nématodes
- Gales communes
- Gale argentée
- Dartrose (points noirs / black dot)
- Fusariose (pourriture sèche)
- Gangrène (Phoma)
- Gale poudreuse
- Virus du mop-top (PMTV)
- TRV (spraing / nécroses internes)
- Ralstoniose (pourriture brune)
- Pourriture annulaire (ring rot)
- Galle verruqueuse
- Charbon de la pomme de terre
- 🥔 Solutions de lutte Agrobiotop contre les maladies de la pomme de terre
Mildiou de la pomme de terre
Le mildiou, provoqué par Phytophthora infestans, reste la maladie la plus redoutée sur pomme de terre tant sa progression peut être fulgurante. Les premiers signes apparaissent souvent sur les feuilles sous forme de petites taches décolorées qui brunissent vite, entourées d’un halo vert clair à jaune. Quand l’humidité s’installe, un feutrage blanc se voit surtout à la face inférieure des feuilles, en bordure des lésions. Les tiges peuvent aussi présenter des taches brunes nécrotiques, et l’ensemble du feuillage peut être détruit en très peu de temps. Sur tubercules, les symptômes prennent la forme de marbrures externes brunes à gris violacé, mal limitées, puis d’une rouille interne visible à la coupe sous la peau. En climat frais et humide, avec une végétation dense et des températures autour de 15 à 20 °C, les cycles s’enchaînent en quelques jours, ce qui explique les épidémies rapides et les pertes parfois totales.
Alternariose
L’alternariose est surtout liée à Alternaria solani et Alternaria alternata, deux champignons qui s’expriment volontiers sur des plantes déjà fragilisées. On la repère d’abord sur les feuilles du bas, où apparaissent des taches nécrotiques bien nettes, souvent marquées d’anneaux concentriques quand elles grossissent. Cette allure en “cible” aide beaucoup au diagnostic visuel. Sur tubercules, la maladie provoque des pourritures brunes à noires, sèches, avec une légère dépression. Elle est plus fréquente dans des contextes chauds, avec alternance de périodes sèches et humides, rosées nocturnes et stress de culture. Elle profite aussi de la sénescence, d’un déséquilibre nutritionnel, d’une sécheresse ou de blessures. Son poids économique est parfois minimisé, alors qu’elle est présente dans la plupart des bassins de production et pourrait prendre plus de place dans des saisons chaudes.
Rhizoctone brun
Le rhizoctone brun, dû à Rhizoctonia solani, agit habituellement dès le démarrage de la culture. En début de cycle, il provoque des levées irrégulières ou tardives, surtout quand le sol reste froid et humide après plantation. Les germes et les stolons portent alors des taches brunes et des nécroses, avec parfois une absence totale de levée dans les cas sévères. Plus tard, l’attaque de la base des tiges entraîne un port caractéristique, avec enroulement, liseré violacé, jaunissement et dessèchement, parfois accompagné de tubercules aériens. Sur les tiges, un manchon blanchâtre peut se former à la base en ambiance très humide. Les tubercules, eux, présentent des déformations, des crevasses, des altérations superficielles et surtout des sclérotes noirs bien visibles en fin de cycle. Cette maladie pénalise à la fois l’installation de la culture, l’homogénéité des lots et l’aspect final des pommes de terre.
Vous avez besoin d’une expertise et de solutions pour vos cultures de pommes de terre?
Jambe noire / pourriture molle
La jambe noire et les pourritures molles sont causées par plusieurs bactéries des genres Pectobacterium et Dickeya. Le problème commence parfois avant même la levée, quand le tubercule-mère pourrit et laisse des manques dans la parcelle. Sur végétation, la base de la tige noircit et se décompose, avec une expression plus humide ou plus sèche selon les conditions. Par temps humide, on observe une vraie pourriture noire et mouillée ; par temps chaud et plus sec, les plantes flétrissent davantage. Des jaunissements, des enroulements, des nécroses internes ou des tiges creuses peuvent aussi apparaître. Sur tubercules, la chair devient molle, blanchâtre à crème puis plus sombre en périphérie, avec des odeurs fortes en cas de surinfection. L’humidité, les conditions asphyxiantes et des températures favorables à la multiplication bactérienne jouent un rôle majeur dans l’expression de la maladie, qui pèse autant sur la levée que sur la tenue des lots en stockage.
PVY (virus Y)
Le virus Y de la pomme de terre, ou PVY, est l’un des virus les plus variables à observer au champ, car ses symptômes changent selon la souche, la variété et le moment de l’infection. En infection primaire, on peut voir des nécroses sur les nervures, surtout à la face inférieure des feuilles, ainsi que des feuilles cassantes qui sèchent sans tomber vraiment. D’autres formes donnent des mosaïques plus ou moins déformantes. En infection secondaire, les symptômes sont souvent plus marqués, avec frisolée, gaufrage, bigarrure ou mosaïque non déformante. La maladie circule surtout via les pucerons et les tubercules infectés, avec un risque accru quand les repousses, adventices et cultures voisines servent de réservoirs. Son impact économique peut être très lourd, avec des pertes de rendement élevées dans certains contextes, et un enjeu fort pour la filière plant où le déclassement est un vrai sujet.
PLRV (virus de l’enroulement)
Le PLRV, ou virus de l’enroulement, donne un tableau assez différent du PVY, avec un feuillage souvent plus rigide et dressé. En infection primaire, la partie haute de la plante devient plus claire, avec un léger enroulement et parfois des teintes pourpres. En infection secondaire, les symptômes deviennent bien plus nets : plantes plus petites, folioles du bas fortement enroulées, feuilles cassantes, bordures violacées, entre-nœuds raccourcis et silhouette très dressée. Les tubercules peuvent aussi être touchés, avec une descendance plus petite et parfois des nécroses internes en réseau. Le virus est transmis de façon persistante par certains pucerons, notamment Myzus persicae, ce qui change la dynamique de contamination. Sur variétés sensibles, les pertes de rendement peuvent être très fortes, avec en plus une dégradation de la qualité interne des tubercules.
Nématodes
Les nématodes de la pomme de terre regroupent plusieurs ravageurs du sol capables d’endommager fortement les racines et les tubercules. Leur nuisance tient autant à leurs dégâts directs qu’à leur capacité à persister dans les parcelles et à compliquer le diagnostic.
- Nématodes à galles : Des espèces comme Meloidogyne chitwoodi et Meloidogyne fallax entraînent du nanisme sur les plantes, des galles sur les racines et des déformations lisses sur les tubercules. Leur présence est favorisée par des rotations peu diversifiées et leur identification demande souvent une analyse de laboratoire.
- Nématodes à kystes : Principalement représentés par Globodera pallida et Globodera rostochiensis, ils provoquent des foyers de végétation chétive, avec des plantes peu vigoureuses et une croissance ralentie. Très persistants dans le sol, ils se disséminent facilement par la terre collée aux outils, aux roues, aux chaussures ou aux tubercules.
Gales communes
Les gales communes sont liées à plusieurs Streptomyces, des bactéries du sol qui touchent surtout l’aspect des tubercules. Les symptômes sont très variables. Certaines lésions forment des reliefs, des pustules ou des cratères plus ou moins profonds ; d’autres restent plus superficielles, plates, liégeuses ou en réseau. Selon le moment et l’intensité de l’attaque, les stolons peuvent aussi être touchés, tout comme le chevelu racinaire sur variétés sensibles. L’infection se produit surtout au moment de la tubérisation, souvent via les lenticelles, et le sol constitue la principale source d’inoculum. Les sols légers et bien aérés y sont plus favorables. Même quand le rendement est peu atteint, l’effet sur la présentation des lots peut être très pénalisant, surtout en marché de frais où la qualité visuelle pèse lourd.
Gale argentée
La gale argentée, causée par Helminthosporium solani, passe facilement inaperçue au champ car elle ne donne pas de symptôme sur le feuillage. Tout se joue sur les tubercules, où l’on voit apparaître des plages claires à reflets argentés, particulièrement visibles sur les variétés à peau rouge. À mesure que la maladie évolue, de fines ponctuations noires peuvent apparaître, correspondant aux structures du champignon. Son expression devient souvent plus nette en conservation qu’à la récolte, surtout si la température et l’humidité lui conviennent. Le décollement de l’épiderme favorise alors la déshydratation et le flétrissement des tubercules. Cette maladie agit surtout sur la qualité de présentation et sur les pertes de poids, avec un risque de confusion fréquent avec la dartrose.
Dartrose (points noirs / black dot)
La dartrose, provoquée par Colletotrichum coccodes, touche à la fois la végétation et les tubercules. Sur feuillage, elle peut entraîner un dépérissement prématuré des fanes, surtout durant les étés chauds, avec dessèchement du sommet vers la base, jaunissement et enroulement. Les racines et la base des tiges peuvent héberger de petits microsclérotes qui assurent la survie du champignon. Sur tubercules, on observe des plages gris clair à gris brun, aux contours diffus, parfois proches visuellement de la gale argentée. La différence tient souvent à la taille des ponctuations noires, généralement plus grosses dans le cas de la dartrose. L’enjeu est surtout commercial, car ces défauts de peau entraînent du tri et des déclassements, même lorsque la maladie semble discrète au départ.
Vous avez besoin d’une expertise et de solutions contre les maladies de la pomme de terre?
Fusariose (pourriture sèche)
La fusariose correspond à plusieurs espèces de Fusarium et s’exprime surtout sur tubercules, en particulier en conservation. Les premiers signes sont des zones brunies et légèrement enfoncées sur la peau. À la coupe, la pourriture progresse vers l’intérieur sous une forme marron, avec des cavités internes parfois tapissées de mycélium. Quand l’évolution se prolonge, le tubercule peut se dessécher au point de se momifier. En ambiance plus humide, des bactéries opportunistes peuvent se greffer et transformer cette pourriture sèche en pourriture molle. Ces champignons profitent surtout des blessures de récolte, de tri, de manutention ou de transport, puis progressent tant que les tissus ne sont pas bien cicatrisés. Leur effet se voit donc beaucoup sur la tenue du stock et sur le niveau de pertes au tri.
Gangrène (Phoma)
La gangrène, liée à Phoma exigua, reste souvent peu visible sur végétation, même si un jaunissement prématuré peut parfois apparaître. En fin de cycle, des pycnides noires peuvent se voir à la base des tiges. C’est surtout sur tubercules que la maladie devient parlante, avec des taches en dépression, souvent localisées près d’une blessure, d’un œil, d’une lenticelle ou du talon. À la coupe, on retrouve une pourriture sèche brun foncé, parfois accompagnée de petites structures noires dans les cavités. La maladie est favorisée par les blessures et par des températures fraîches après récolte, qui freinent la cicatrisation. Elle pèse surtout sur la qualité de conservation et sur la valeur des lots, notamment lorsque les pommes de terre sont destinées au stockage ou à la production de plants.
Gale poudreuse
La gale poudreuse est causée par Spongospora subterranea, un parasite du sol très persistant. Sur tubercules, elle débute par des pustules ou des galles qui brunissent ensuite et finissent par s’ouvrir en libérant une poudre de spores. À un stade avancé, les lésions laissent de petites dépressions vides entourées d’un épiderme déchiré. Sur racines et stolons, des galles ou chancres peuvent aussi apparaître. Cette maladie est surtout favorisée par des conditions fraîches et humides après émergence, ce qui lui donne une place particulière dans certaines parcelles lourdes ou humides. Son poids économique tient à la dégradation de la qualité des tubercules, mais aussi au fait qu’elle sert de vecteur au PMTV, ce qui ajoute un second niveau de risque sanitaire.
Virus du mop-top (PMTV)
Le PMTV, ou virus du mop-top, pose surtout problème par les dégâts qu’il provoque dans les tubercules. Les symptômes foliaires sont variables et parfois absents, ce qui rend la maladie trompeuse au champ. En revanche, les nécroses tuberculaires peuvent entraîner des refus de lots et des déclassements sévères, car la qualité interne n’est plus acceptable commercialement. Le virus dépend entièrement de Spongospora subterranea pour sa transmission, ce qui relie directement son risque à celui de la gale poudreuse. Les contextes frais et humides favorisent donc à la fois le vecteur et la persistance du problème. C’est une maladie à fort effet qualitatif, parfois découverte tardivement lorsque les tubercules sont coupés ou triés.
TRV (spraing / nécroses internes)
Le TRV, ou Tobacco rattle virus, se traduit avant tout par des symptômes internes dans les tubercules. À la coupe, on voit apparaître des arcs nécrotiques marqués ou des lignes sinueuses irrégulières, qui peuvent ensuite s’élargir en plages liégeuses touchant une grande partie du tubercule. Sur feuillage, l’expression est souvent moins parlante que sur la récolte. Cette maladie dépend de la présence de vecteurs du sol, et son intensité varie d’une parcelle à l’autre selon les interactions entre le virus, la variété et l’environnement. Son effet économique touche surtout la qualité marchande, car des tubercules qui semblent corrects extérieurement peuvent être impropres à la vente une fois coupés.
Ralstoniose (pourriture brune)
La ralstoniose, provoquée par Ralstonia solanacearum, est une bactériose vasculaire à fort enjeu réglementaire. Les premiers symptômes sur végétation peuvent rester discrets, avec un léger enroulement des folioles et un flétrissement qui apparaît d’abord aux heures chaudes. Ce flétrissement peut commencer sur une partie de la plante avant de se généraliser. Sur tubercules, l’anneau vasculaire prend une teinte brun rougeâtre, puis beige à brune, avec parfois un exsudat blanchâtre visible. Dans certains cas, cet exsudat sort aussi vers les yeux ou le talon et forme des croûtes avec la terre. Comme cette bactérie circule dans les vaisseaux, elle affecte rapidement le fonctionnement de la plante. En France, son poids tient autant au risque sanitaire qu’aux conséquences réglementaires qu’un foyer peut déclencher.
Pourriture annulaire (ring rot)
La pourriture annulaire, due à Clavibacter michiganensis subsp. sepedonicus, est une autre bactériose vasculaire surveillée de très près. Les symptômes sur végétation arrivent souvent tardivement et peuvent passer pour une simple fin de cycle, avec flétrissement progressif des feuilles du bas, enroulement, chlorose puis atteinte vers le haut de la plante. Des formes plus sévères donnent du nanisme ou un port en rosette. Sur tubercules, l’anneau vasculaire devient jaunâtre puis brun, avec un exsudat crème. Aux stades avancés, on peut voir des fissures, des taches sombres sous la peau, voire une décomposition interne sans odeur marquée. La bactérie se dissémine surtout par les tubercules infectés et les contaminations mécaniques. Son statut réglementé, associé à une tolérance nulle, en fait une maladie très sensible à l’échelle de la filière.
Galle verruqueuse
La galle verruqueuse, causée par Synchytrium endobioticum, produit des excroissances très caractéristiques sur les organes souterrains. Les tubercules et stolons portent alors des tumeurs abondantes, souvent comparées à de petits choux-fleurs. Le parasite vit dans le sol, sans produire de mycélium, et peut y persister très longtemps sous forme de spores de conservation. Les contextes frais, humides et les sols retenant bien l’eau lui conviennent particulièrement. Même si la maladie est signalée comme éradiquée en France, elle reste un sujet de surveillance en raison de sa capacité à s’installer durablement et des conséquences réglementaires associées. C’est typiquement un danger rare mais très sérieux.
Charbon de la pomme de terre
Le charbon de la pomme de terre, provoqué par Thecaphora solani, n’est pas une maladie courante en France, mais il mérite d’être connu à cause de son statut de quarantaine. Les symptômes décrits dans les zones où il est présent concernent surtout les tubercules, avec des déformations, des galles verruqueuses et des cavités remplies de spores à la coupe. Les parties aériennes peuvent rester peu parlantes. L’enjeu, en contexte français, relève surtout de la prévention de l’introduction via des lots contaminés ou du matériel végétal à risque. Même absent du territoire selon les sources citées, il entre dans la catégorie des bioagresseurs qu’il faut savoir distinguer en raison de leurs conséquences réglementaires.
🥔 Solutions de lutte Agrobiotop contre les maladies de la pomme de terre
Nous vous proposons un programme dédié à la culture de la pomme de terre sous forme paysage représentant les différents stades phrénologiques, n’hésitez pas à nous consulter.
Pour cette culture , il est évidant que le mildiou détient la première place des maladies de la pomme de terre , il provoque des diminutions importantes de récolte jusqu’à la perte totale. AGROBIOTOP fait particulièrement attention à d’autres maladies tel que le Rhizoctone brun, la fusariose ou la gale argenté c’est pourquoi, nous avons dédiés des solutions prônant l’enrobage des tubercules afin de récolter qualité et quantité de pomme de terre.
Pour les maladies la plantation à la levée – Affectation superficielles des tubercules
Cela concerne notamment la gale argentée, pourritures, rhizoctone brun, fusarium ou boulage (accident physiologique), nous consulter pour les solutions d’enrobage des tubercules. Nous vous conseillons :
Pour les maladies en cours de végétation
Cela concerne notamment les nématodes. Nous vous conseillons :
Pour les maladies sur les tiges
Cela concerne notamment les Rhizoctone brun, Pourriture à Sclerotium, Dartrose, Jambe noire (Erwinia caratovora), Mildiou, Slérotiniose. Nous vous conseillons :
Pour les maladies sur les feuilles – affectations superficielles ou profondes des tubercules
Cela concerne notamment les Rhizoctone brun, mildiou, alternariose, pourriture grise, jambe noir, verticiliose, enroulement, mosaïque, frisolée, bigarrure. Nous vous conseillons :
N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements sur le protocole à appliquer contre chacune de ces maladies
Photo : Shutterstock





