Comment lutter contre le ray-grass sur les cultures céréalières et autres ?

lutter contre ray grass

Le ray-grass est aujourd’hui l’une des adventices les plus difficiles à maîtriser dans les céréales, en particulier dans le blé tendre. La progression des résistances, favorisée par la répétition de solutions reposant sur les mêmes modes d’action, limite l’efficacité des herbicides dans de nombreuses parcelles. La lutte doit désormais reposer sur une stratégie globale, adaptée à la rotation, au travail du sol et à la pression observée. Agrobiotop accompagne les producteurs dans la mise en place de solutions naturelles pour réduire durablement le ray-grass sur les cultures céréalières et les autres productions.

Qu’est-ce que le ray-grass ?

Le terme ray-grass regroupe plusieurs espèces d’ivraies du genre Lolium, dont le ray-grass d’Italie (Lolium multiflorum) et le ray-grass raide (Lolium rigidum). En parcelle, cette graminée se repère par son port dressé, son feuillage glabre et souvent brillant, une base de gaine parfois rougeâtre, une ligule courte ainsi que des oreillettes obtuses. Selon les conditions de culture, le ray-grass peut atteindre 70 à 120 cm de hauteur et émettre ses épis à la fin du printemps.

Sa capacité à coloniser rapidement les parcelles tient à une biologie très adaptable. Les levées peuvent se produire tout au long de l’année, avec un pic marqué entre septembre et décembre, puis un second au début du printemps. Les graines lèvent principalement à 1 ou 2 cm de profondeur, mais certaines restent capables d’émerger jusqu’à 5 ou 6 cm. La dormance étant faible, une part importante des graines germe rapidement lorsque le sol présente une humidité suffisante. Chaque pied peut produire entre 500 et 5 000 graines, parfois davantage lorsque le nombre d’épis est élevé.

Pourquoi le ray-grass devient-il résistant ?

La résistance du ray-grass repose sur un mécanisme de sélection naturelle. Lorsqu’un même mode d’action est répété au fil des campagnes, les plantes sensibles disparaissent tandis que les individus naturellement moins sensibles survivent et produisent des graines. La proportion de plantes résistantes progresse alors dans la parcelle, jusqu’à rendre les interventions de moins en moins efficaces. Ce phénomène s’accélère lorsque la rotation, les dates de semis et les pratiques de travail du sol restent peu diversifiées.

Les pratiques suivantes renforcent le risque d’apparition ou d’aggravation des résistances :

  • Une rotation trop courte, avec le retour fréquent des mêmes cultures d’hiver, qui perturbe peu le cycle du ray-grass et maintient des conditions favorables à ses levées.
  • La répétition des mêmes modes d’action, qui sélectionne progressivement les individus capables de survivre ; le raisonnement doit donc s’effectuer par groupe de modes d’action, et non seulement selon les spécialités utilisées.
  • Des doses mal adaptées, car un sous-dosage peut laisser en place des plantes partiellement tolérantes, tandis qu’un excès peut fragiliser la culture et réduire sa capacité de concurrence.
  • Un travail du sol non cohérent avec l’historique de la parcelle, certaines interventions pouvant remonter des graines vers la surface ou favoriser de nouvelles levées.
  • Un labour systématique ou mal positionné, alors qu’il peut être utile ponctuellement pour enfouir une partie du stock semencier, mais doit rester intégré à une stratégie pluriannuelle.
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Pourquoi le ray-grass pose-t-il un problème majeur en céréales ?

Dans les céréales d’hiver, le ray-grass lève souvent au même moment que le blé tendre, l’orge ou le triticale. Il entre alors en concurrence très tôt pour la lumière, l’eau, l’azote et l’espace disponible. Une levée précoce et dense pénalise directement l’installation de la culture, réduit son pouvoir couvrant et peut entraîner des pertes de rendement. La difficulté augmente lorsque le ray-grass est déjà bien implanté avant le tallage des céréales.

Le problème dépasse la seule campagne en cours. Les graines produites alimentent progressivement le stock semencier du sol et entretiennent la pression durant plusieurs années. Une parcelle fortement infestée devient alors plus difficile à gérer, surtout lorsque les mêmes cultures, les mêmes périodes de semis et les mêmes pratiques reviennent régulièrement.

La problématique ray-grass est abordée par Agrobiotop comme un problème de culture et non comme une adventice limitée à une seule parcelle ou à une seule saison (voir nos solutions plus bas)

Le ray-grass concerne aussi de nombreuses autres cultures. Il est fréquent dans le colza, les protéagineux, le lin et les cultures porte-graines fourragères. Sa présence progresse aussi dans certaines cultures de printemps, telles que le pois, la betterave, le tournesol ou le maïs. En colza, la concurrence des graminées dès le début du cycle fragilise l’implantation et peut limiter le développement des jeunes plantes. Le ray-grass figure ainsi, avec le vulpin, parmi les adventices les plus surveillées dans de nombreux systèmes de grandes cultures.

Les grands leviers agronomiques à mobiliser

La réduction durable de la pression repose sur la combinaison de plusieurs leviers agronomiques, adaptés au niveau d’infestation, au stock semencier et à la rotation de chaque exploitation. Les sols argileux et les limons hydromorphes posent des difficultés pour travailler au bon moment, du fait de leur sensibilité à l’humidité. La compaction, le manque d’aération et oxygénation et l’engorgement de matière organique de certaines parcelles favorisent l’implantation du ray-grass.

En résumé, le ray-grass prolifère souvent dans :

  • les rotation courtes / cérérales
  • les sols compactés et mal oxygénés
  • les sols engorgés en matières organiques
  • les excès d’azote minéral rapide

Nous recommandons :

  • SILIBOOST (silice activé forme SIO3)
  • SOUFREL (Soufre élémentaire naturel issu de carrière)

Un gain de temps dans les parcelles, facile et rapide à mettre en place, SILIBOOST (poudre) et SOUFREL (granulés) sont les deux alliés pour éliminer le ray-grass dans les cultures. N’hésitez pas à nous contacter pour tout conseils et pour la mise en œuvre des solutions présentées ci-dessus.

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